La Valse des arbres et du ciel, Jean-Michel Guenassia

Nous sommes en 1890 à Auvers-sur-Oise, près de Pontoise, le fief des impressionnistes. A quelques kilomètres, Paris gronde. Polémique concernant la tour Eiffel, antisémitisme croissant, scandale du canal de Panama, rejet des femmes et du renouveau artistique… Cette fin de siècle est une période trouble qui annonce les prémices de la Première Guerre mondiale. Marguerite Gachet a dix-neuf ans, elle rêve de s’émanciper, de ne plus dépendre de ce père autoritaire et froid. Elle veut intégrer les Beaux-Arts ou bien partir à New-York, qu’importe du moment qu’elle peint et qu’elle est libre… Lire la suite

Rien de grave, Justine Lévy

Retour sur un livre qui a maintenant plus d’une dizaine d’années mais que j’ai relu récemment et qu’il ne faudrait jamais cesser de recommander.

C’est la petite histoire du chagrin d’amour qui a fait le tour de Paris. Un chagrin c’est privé, mais pourtant plus c’est sale, plus c’est dur et plus c’est raconté. Les germanopratins ont alimentés nombre de dîners pseudos intellectuels grâce à cette histoire de coeur qui se brise. Lire la suite

L’Autre Joseph, Kéthévane Davrichewy

L’autre Joseph  c’est ce mythe familial que le clan géorgien de Kéthévane Davrichewy raconte en quelques murmures, les soirs d’hiver pour émerveiller les enfants. Sur cette photo, Joseph Davrichachvili (dit Davrichewy) cet arrière-grand-père que personne n’a réellement connu, ressemble à Joseph Djougachvili, dit Staline. Ces deux hommes qui partagent le même prénom pourraient aussi avoir partagé le même père.

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Titus n’aimait pas Bérénice, Nathalie Azoulai

Je n’écoute plus rien, et pour jamais, adieu.
Pour jamais ! Ah ! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
Que le jour recommence, et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus !
L’ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?
Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts.

Bérénice de Racine, Éditions Gallimard, Acte IV, Scène 5.

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